Résumé

Albert Schatz L'oeuvre économique de David Hume (1902)

Et pourtant, à le prendre tel que nous le présente Hume, il semble bien que la raillerie perde de son sel. L'homo oeconomicus a simplement pour attributs de préférer le bien au mal ; désirant l'un, repoussant l'autre, il va diriger son activité en s'efforçant perpétuellement d'obtenir le plus de satisfaction possible avec le moins d'effort possible. Est-ce à dire qu'il soit condamné à un égoïsme intransigeant et absolu ? Nullement, car il réalise son bonheur, non seulement par des satisfactions égoïstes, mais aussi en obéissant à l'instinct d'humanité qui est en lui.
Source : Gallica

Albert Schatz L'oeuvre économique de David Hume (1902)

Il ne faut pas qu'une classe sociale épuise, dans la misère, tous les ressorts de son énergie, tandis qu'une autre classe la domine et l'exploite : « La grande disproportion des richesses affaiblit une nation ; il ne suffit pas, pour qu'elle soit puissante, que chaque citoyen ait par son travail les nécessités de la vie, il faut encore qu'il puisse y joindre les commodités qui peuvent s'allier avec son état. Cette espèce d'égalité est consolante pour la nature humaine et diminue beaucoup moins du bonheur du riche qu'elle n'ajoute à celui du pauvre (3) . »
Source : Gallica

Albert Schatz L'oeuvre économique de David Hume (1902)

Pour tout le reste les hommes, en général, doivent être libres, avec cette réserve toutefois que la liberté humaine n'est pas un principe de droit naturel intangible et sacré. Le salut du peuple est la loi suprême. La liberté doit donc se concilier avec les nécessités sociales. Hume acquiesçait, sans doute, à la définition de Montesquieu « : La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent et, si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir (2) . »
Source : Gallica

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