Alfred Tennyson

Alfred Tennyson

Élaine (1867)

Résumé

Portrait de Alfred Tennyson Alfred Tennyson,  Élaine (1867)

“ Douter de sa beauté eût été manquer d'yeux, et pour douter de sa pureté il eût fallu n'avoir pas de coeur... Oui, en vérité, elle avait tout ce qu'il fallait pour être aimée, si ce qui est digne de l'amour pouvait le lier ; mais l'amour veut être libre et sans chaînes.
– L'amour libre avec de pareils liens serait le plus libre, dit le roi. Que l'amour soit libre, c'est pour le mieux. Après le ciel, de ce triste côté de la mort où nous sommes, que pourrait-il y avoir de meilleur qu'un amour aussi pur revêtu d'une beauté non moins pure ?
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Tennyson Alfred Tennyson,  Élaine (1867)

“ Lancelot répondit alors au jeune Lavaine et dit : « Moi, vous m'appelez grand ! c'est parce que je suis plus solide en selle, que j'ai une lance plus franche ; mais il y a plus d'un jeune homme maintenant en voie de croissance, qui arrivera à ce que je suis et qui me surpassera. Il n'y a en moi aucune grandeur, à moins que ce ne soit quelque reflet éloigné de grandeur que de bien savoir que je ne suis pas grand. Voilà l'homme. » Lavaine le regarda avec étonnement comme un être surnaturel, et à ce moment les trompettes sonnèrent. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Tennyson Alfred Tennyson,  Élaine (1867)

“ Alors se leva à la droite d'Arthur, avec une face souriante et un coeur chagrin, un prince au milieu de sa force et dans la fleur de son printemps, Gauvain, surnommé le courtois, le beau et le fort, bon chevalier après Lancelot, Tristan, Geraint et Lamorack ; mais avec cela il était frère de messire Modred, d'une famille rusée, rarement fidèle à sa parole, et il enrageait de dépit que l'ordre donné par Arthur de se mettre en quête de celui qu'il ne connaissait pas, le forçât à quitter le banquet et l'assemblée des rois et des chevaliers. ”
Source : Gallica

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