Résumé

Alphonse Gary,  Appel à la raison sur la question de la liberté de la presse… (1817)

“ Quand un malade est bien averti du péril que lui présente le régime qui aggrave ses maux, c'est bien certainement sa faute s'il y succombe ; il n'a que ce qu'il mérite ; c'est à lui que peut s'appliquer aussi cette maxime de droit, volenti non fit injuria; il prononce lui-même sa condamnation.
Légitimer donc la liberté illimitée de la presse , c'est légitimer en d'autres termes une source inépuisable de désordres et de révolutions ; c'est, pour ainsi dire, leur donner une existence légale ; c'est ériger en principe que les entreprises les plus criminelles sont légitimes.
”
Source : Gallica

Alphonse Gary,  Appel à la raison sur la question de la liberté de la presse… (1817)

“ Puissent-ils toujours se dépouiller de cette défiance et de cette modestie qui trop souvent les rend injustes envers eux-mêmes et envers la patrie qu'ils privent de leur génie et de leurs grandes conceptions! Pour eux, la liberté de la presse ne saurait être trop généreuse ; qu'ils paraissent sans cesse dans cette lice où ils doivent illustrer leur nation ; ils auront pour auxiliaires et pour défenseurs tous ceux qui, marchant sous les nobles bannières de l'honneur, s'attachent avec un intérêt passionné à tout ce qui est grand, juste et utile. ”
Source : Gallica

Alphonse Gary,  Appel à la raison sur la question de la liberté de la presse… (1817)

“ Voilà ce qu'il nous faut, et non la liberté de la presse ; voilà ce dont nous ne pouvons nous passer, pour échapper au désordre général d'où nous sortons à peine. Ce n'est qu'ainsi, et dans l'ensemble de tous ces moyens, que nous pourrons reconquérir, tant au-dedans qu'au-dehors, cette triple considération politique, militaire et financière que nous avons perdue par des fautes immenses, et sans laquelle il n'est ni prospérité ni gloire pour les états. ”
Source : Gallica

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