André Maurois,
Par la faute de M. de Balzac
“ Eh! oui, avait-il dit, ce que vous appelez une «personnalité» n'est qu'un chaos de sensations, de souvenirs, de tendances, et ce chaos est impuissant à s'organiser lui-même. Mais vous semblez oublier qu'il peut être organisé de l'extérieur. Une doctrine peut orienter ces petits éléments dispersés comme un aimant oriente les grains de limaille. Un grand amour, une croyance religieuse, un préjugé plus vigoureux que les autres introduisent dans un esprit l'invisible armature qui lui manquait et lui permettent d'atteindre à cet état d'équilibre qui est en somme le bonheur. ”
