Antoine François Prévost,
Le doyen de Killerine, histoire morale…
(1821)
“ Je m'animais ainsi à l'espérance par des motifs qui n'étaient pas absolument sans vraisemblance et sans force; mais j'aurais fait une réflexion bien plus juste, si j'eusse pensé que le vice n'a pas dans ses progrès la lenteur de la vertu, et que le penchant de la nature, qui suffit si souvent pour nous entraîner seul, devient un torrent par sa rapidité, lorsqu'il reçoit la malheureuse impulsion du conseil et de l'exemple. L'amour propre ne me dominait point assez pour me faire regarder comme un grand sacrifice l'aveu que je fis au comte du succès humiliant, de mon entreprise. ”
