Résumé

Apparition du sauvage des forêts à Paris… (1839)

C'est moi qui vous parle, le Sauvage des forêts.
Je vous dis, hommes de la presse indépendante, que vous n'êtes pas indépendants et libres ; que vous vous êtes forgé vous-mêmes des fers: commencez à les briser ; vous êtes esclaves de votre sensualité, car vous avez horreur de la vertu ; car je vous dis en deux mots, vous tous qui vous déchirez les uns les autres, qui ne pouvez souffrir la moindre contradiction sans vous mettre furieux et emportés contre vos adversaires, ou même vos propres amis.
Source : Gallica

Apparition du sauvage des forêts à Paris… (1839)

S'il connaît les usages et les habitudes du peuple et du sauvage,
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il n'ignore pas le langage des grands; il peut parler même une langue sublime que nul encore n'a pu parler ; il peut vous charmer par une poésie si douce, et y mettre tant d'harmonie, que vous vous croirez transporté au séjour des heureux. Il est comblé de trésors immenses : il ne s'en glorifie pas ; c'est la nature qui les lui a donnés ; il les lient tous de la nature. Les hommes ne lui ont rien appris, rien enseigné ; la nature est son instilutrice, c'est elle qui l'a formé: il est réellement l'élève de la nature.
Source : Gallica

Apparition du sauvage des forêts à Paris… (1839)

Qu'est-ce que le monde va donc devenir? mais voyons, les femmes qui s'en mêlent aussi ; mais, à ça, est-ce que je rêve, voyons, de dire que ce gredin de fléau n'en veut qu'à ceux qui prêchent la morale indépendante et les saintes lois qui doivent faire marcher les hommes par le moyen de la presse mécanique. Ah! Dieu ! de Dieu ! et ce gredin de National français qui savait la nouvelle depuis long-temps et n'en a pas dit le mot, le traître, le fourbe, l'imposteur, avoir ainsi trahi ses frères, les avoir fait tomber dans le piége.
Source : Gallica

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