Résumé

Augustin Serres L'Anathème bien reçu, par M. l'abbé Augustin Serres (1874)

C'est un apostolat, Très-Saint Père, et nul apostolat ne peut produire des fruits de salut s'il n'est béni de vous.
J'implore donc à deux genoux, Très-Saint Père, et pour l'oeuvre et pour l'ouvrier si indignes soient-ils, votre douce, heureuse, féconde et forte bénédiction. Je vous la demande au nom même de l'immense amour que vous portez à la France.
Daignez agréer, Très-Saint Père, l'humble offrande d'un coeur enflammé par la plus tendre, la plus ardente, la plus respectueuse et la plus filiale sympathie pour vos douleurs.
Source : Gallica

Augustin Serres L'Anathème bien reçu, par M. l'abbé Augustin Serres (1874)

Trop pauvre pour venir à Rome, baiser amoureusement vos chaînes, ou du moins, coller mes lèvres ardentes aux murs de votre prison, je m'y transporte par lettre, et m'y voici prosterné de tout coeur à vos pieds sacrés.
Je vous vénère en esprit et en vérité, auguste et saint Captif, et, dans mon impuissance à briser vos liens, j'aime à publier bien haut que je voudrais pouvoir vous délivrer au prix de mille fois ma vie.
C'est ce violent désir, Très-Saint Père, qui me fait vous offrir, pour tout secours et toute consolation, mon humble et faible écrit : " La France et son drapeau.
Source : Gallica

Augustin Serres L'Anathème bien reçu, par M. l'abbé Augustin Serres (1874)

Quant à l'excellent conseil que vous voulez bien me donner, bien digne Monsieur, de faire connaître mon âme à notre bien-aimé Pie IX, c'est fait, soyez sans sollicitude à cet égard. Sa Sainteté a connaît à fond » ma pauvre âme ; Mgr Charles Nocella me l'affirme par ordre et sous la dictée même du Saint-Père, qui a daigné recevoir " avec bienveillance, reconnaissance et amour La France et son drapeau, » si mal jugée par vous : Pie IX l'appelle « un service à lui rendu » (1) et vous la qualifiez, je crois, de mauvaise action.
Source : Gallica

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