Auteur : F. Brunetière

Résumé

Auteur : F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Mais ni l’un ni l’autre n’est vrai, pour l’honneur de l’humanité ! Non ! en vérité, la vie n’est pas le premier des biens, si le fondement de toute morale est que beaucoup de choses doivent être préférées à la vie ; et, en vérité, la mort n’est pas le plus grand des maux, si nous ne sommes hommes, pourrait-on dire, que dans la mesure où nous nous élevons au-dessus de la peur de la mort !
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Auteur : F. Brunetière Revue des Deux Mondes

De ce que les lois du monde nous sont imposées par la nature ou par Dieu, personne n’a jamais conclu que nous dussions aveuglément nous y soumettre, et n’opposer à leur impassibilité que l’inertie du découragement. Que l’on travaille donc à diminuer les causes de divisions parmi les hommes, et que l’on s’efforce, autant qu’on le pourra, de résoudre pacifiquement des conflits qui jadis ne se dénouaient que dans le sang, il n’y a pas besoin, pour cela, de se dire pacifiste ni de se donner les allures d’un bienfaiteur de l’humanité !
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Auteur : F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Le fondement ou la condition du pouvoir politique de l’Angleterre, et même de son existence économique, c’est la maîtrise de la mer. Conformément à cette condition, dont aucun Anglais, pas même sir Thomas Barclay, n’a jamais méconnu la nécessité, il faut qu’en tout temps la marine de l’Angleterre soit au moins égale en puissance effective aux marines réunies des deux nations dont les marines viennent immédiatement après la sienne, et qui seront bientôt, si nous n’y prenons garde, non plus la France et la Russie, comme hier, mais l’Allemagne et l’Italie.
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