Résumé

Bastien Jacquot Mes dix petites Premières Provinciales au "Clairon"… (1887)

Écoutez les gens de Montagny ; ils savent mieux que vous ce qui convient ; il faut que les indigènes voient dans la France un grand peuple marchant au nom d'un grand Dieu! Pour eux, la puissance est la marque de la protection divine; seul, le prestige militaire peut révéler notre grandeur.
Le soleil d'Afrique s'éteint sur une redingote noire; il lance des éclairs foudroyants quand il darde ses rayons sur les sabres d'acier et les épaulettes d'or. Le Zaccar, muet devant le discours le plus sonore, répète d'écho en écho à travers l'Atlas les accents du clairon.
Source : Gallica

Bastien Jacquot Mes dix petites Premières Provinciales au "Clairon"… (1887)

Chacun, à Montagny, est content : tout est bien qui commence mal!
Tout cela ne vous dit pas pourquoi j'ai interrompu ma correspondance.
Juillet arrivant, nous nous sommes mis aux récoltes, il a fallu travailler ferme, sous les ardeurs d'un soleil brûlant. En bras de chemise, comme on dit, les manches retroussées, la poitrine ouverte, on fauche, on fait des gerbes, on monte les meules, chacun rivalise d'activité pour finir le premier; si on lève la tête, en s'essuyant le front, c'est pour voir où en est le voisin !
Source : Gallica

Bastien Jacquot Mes dix petites Premières Provinciales au "Clairon"… (1887)

Ensuite on a touché deux mots des assassins politiques, qui ont fait tant de bruit avec leurs bombes, et à la Chambre, l'autre jour.
Il est clair que ces meurtriers-là ne sont pas du tout pareils aux autres. Quand on travaille la politique, on fait sauter en l'air des trains avec deux cents personnes, on pulvérise tout un quartier de la ville, on jette des bombes dans une foule, en criant : « Attrape qui peut! » Alors, au lieu d'un simple avocat qui plaide la folie, on a des défenseurs payés sur le budget d'une nation tout entière.
Source : Gallica

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