Résumé

Quelques réflexions à mes concitoyens sur la situation actuelle de notre pays… (1877)

Ah ! la France a eu, sous ce règne, dixhuit années d'une paix féconde. Il a conduit la France à une prospérité sans égale ; et lorsque l'impartiale histoire pourra prendre la parole, elle vous dira qu'il fut l'un de ses plus beaux règnes, qui, par ses hommes d'Etat, ses financiers, ses chefs militaires, les progrès des arts et des sciences, plaça notre patrie à un rang élevé dans le concert des nations, un règne dans les épargnes duquel le second Empire devait trouver les moyens de payer toutes ses fautes et toutes ses folies.
Source : Gallica

Quelques réflexions à mes concitoyens sur la situation actuelle de notre pays… (1877)

S'il a voulu, pour se venger de difficultés gouvernementales, livrer à l'ennemi la France vaincue, écrasée, sanglante, il ne pouvait mieux faire... Mais l'histoire n'aurait pas de jugement trop impitoyable pour une conduite aussi infâme. S'il a voulu simplement jeuer au chef d'armée, si sa déclaration de guerre n'a été et ne doit être considérée, à bon droit, que comme un acte de folie, il fallait le déposer et lui retirer la couronne. On ne laisse pas à des mains semblables les destinées d'un grand peuple.
Source : Gallica

Quelques réflexions à mes concitoyens sur la situation actuelle de notre pays… (1877)

Ne divisons pas imprudemment nos voix pour faire le jeu des radicaux et de leurs avocats.
Et si la France nous doit son pain quotidien, qu'elle nous doive aussi la tranquillité si nécessaire à sa prospérité et à sa grandeur!
Ces paroles vont soulever bien des colères. Mais dans ces temps profondément troublés, où le sort de la patrie est en jeu, il faut avoir le courage de son opinion. Et si un Français croit avoir quelque chose d'utile à dire à son pays, qu'il n'hésite pas à le faire.
Source : Gallica

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