Résumé

Catéchisme de l'appel au peuple… (1874)

Mais quand on est empereur, il y a tant de choses dont on ne se rend pas compte qu'on n'a peut-être plus la notion précise des distances.
Malgré tout, « l'Empire c'est la paix»; c'est Napoléon qui l'a dit à Bordeaux en 1852. Et nous avons eu sous l'Empire les guerres de Crimée, d'Italie, du Mexique et celle de Prusse, qui ont à elles quatre augmenté la dette de la France de 500 millions de rentes. Et nous ne comptons pas : la seconde expédition de Borne, ni celles de Chine, de Cochinchine et de Syrie, mais « l'Empire c'est la paix ! »
Source : Gallica

Catéchisme de l'appel au peuple… (1874)

Il en est toujours ainsi, et c'est là l'effet
du despotisme ; il a le pouvoir de tout amoindrir, de tout détruire, effet naturel et inévitable, puisqu'il enlève à l'homme l'usage de sa volonté. Les Etats du Nord, honteux de subir un pareil vice social, et de plus, inquiets de voir que les gens du Sud voulaient l'étendre au pays tout entier, prirent les armes ; on se battit, et beaucoup et longtemps, quatre ans; ceux du Sud tenaient à conserver l'organisation monstrueuse de l'esclavage dont ils vivaient; ils prétendaient avoir la liberté de posséder des esclaves.
Source : Gallica

Catéchisme de l'appel au peuple… (1874)

Mais ceux du Nord, forts du droit qu'ils tenaient de la raison et de l'humanité, persévérants, courageux, résistèrent jusqu'au bout, malgré des difficultés sans nombre, et finirent par l'emporter. Presque toujours, quand on a la vérité pour soi et qu'on met toute son énergie à la défendre, on arrive à prouver qu'on est le plus fort.
Le droit prime la force, quoiqu'en en disent les grands diplomates.
Eh bien, cette lutte que nous venons d'exposer en quelques mots, c'est la lutte que nous sommes menacés de voir chez nous, entre la République et.... l'Empire.
Source : Gallica

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