Albert Osmonville

Résumé

Albert Osmonville Ce que coûte un monarque (1871)

Or, nous deviendrions pour les nations étrangères un véritable objet de mépris et de risée si, de notre propre volonté, nous nous jetions encors, tête baissée, dans les bras de la Monarchie.
Quel est l'homme sensé, en effet, qui, de son plein gré, se précipiterait dans un gouffre en sachant à quels dangers il expose sa personne ; et quel est celui qui irait, pour ainsi dire, chercher la mort lorsqu'il peut encore aspirer la vie a pleins poumons.
Source : Gallica

Albert Osmonville Ce que coûte un monarque (1871)

Pour couvrir ces frais fabuleux, il n'a fallu rien moins, a la maison Bonaparte, que la possession des revenus annuels de la France qu'elle a encaissés, du reste, pendant dix-huit ans, avec la plus stricte régularité, il faut bien, au moins, lui rendre justice sur ce point ; car si la maison s'est empressée de toucher, chaque année, la somme qui lui était due, il faut convenir, d'autre part, qu'elle a assez mal tenu ses engagements. On n'a pas oublié, sans doute que, d'après les termes des Statuts, elle était obligée de fournir, chaque année, aux actionnaires, paix, bonheur et prospérité.
Source : Gallica

Albert Osmonville Ce que coûte un monarque (1871)

Ne pourrons-nous donc jamais nous passer de ce rouage inutile et coûteux que l'on nomme un monarque. Que de fois nous étions-nous promis qu'il n'y aurait plus rien de commun entre nous et tous les mangeurs de budget ; et toujours ces belles promesses n'ont duré, pour ainsi dire, que l'espace d'un matin.
Que de gens qui, il y a quelque temps seulement célébraient les bienfaits du régime républicain et qui, aujourd'hui, par une inconséquence sans égale, acclameraient avec bonheur le retour d'une Monarchie.
Source : Gallica

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