Résumé

Bernard Lambert Réflexions sur la fête du 21 janvier… (1797)

Je la leur dénonce à tous comme un outrage signalé fait à l'humanité, comme un attentat contre la morale publique, comme une faute énorme contre les réglés d'une sage politique.
Quelle horreur , disoit le Cicéron du quatrième siecle , quel indigne oubli des saintes loix de l'humanité, quelle dépravation de tous les sentimens de la nature , que de se faire un jeu , un sujet de réjouissance une fête , en un mot, de
voir couler le sang humain !
Source : Gallica

Bernard Lambert Réflexions sur la fête du 21 janvier… (1797)

S'il n'est pas en notre pouvoir de revenir sur nos pas, de rappeller des époques qui ne sont plus , de corriger ce qui est irréparable , de déployer avec plus de calme et de dignité les droits de la nation et sa puissance , cessons du moins de donner à l'Europe un spectacle, dont la nature s'indigne , et qui ne peut qu'allumer ou entretenir contre nous tant de haines.
Source : Gallica

Bernard Lambert Réflexions sur la fête du 21 janvier… (1797)

Ce n'est qu'à force de crimes et d'attentats , que quelques êtres brutaux arrivent au point de plonger froidement leurs mains dans le sang de leurs freres.
Heureusement pour le genre-humain , un tel excès de dépravation et de férocité sera toujours fort rare. C'est donc un grand délit contre la morale et contre l'humanité que de briser un frein si nécessaire au repos de la société, de détruire une salutaire barriere , qui a prévenu plus de meurtres que les roues et les gibets (1) .
Source : Gallica

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