Résumé

Portrait de Charles Fourier Charles Fourier Égarement de la raison démontré par les ridicules des sciences incertaines et fragments… (1847)

Vos prétentions au bonheur de l'autre vie vous ont conduits à un aveu assez étonnant et dont l'honneur est dû aux religions, c'est l'aveu du profond mépris que mérite la Civilisation abstractivement considérée. « La religion seule, dit Pascal, empêche que le sort de l'homme en cette vie ne soit un problème, » c'est-à-dire que sans l'espoir d'une autre vie qui nous dédommagera des tourments de la Civilisation, l'on serait tenté de croire que l'ordre civilisé, barbare et sauvage a été l'invention d'un mauvais génie et non pas de Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fourier Charles Fourier Égarement de la raison démontré par les ridicules des sciences incertaines et fragments… (1847)

Elle s'épuise au pôle arctique en vaines pollutions d'esprits vitaux, qui produisent les aurores boréales sans aucune création dans ces climats glacés où rien ne peut s'engendrer. Bientôt ces aurores viendront, pendant l'Harmonie, embellir les nuits équatoriales et porter l'enthousiasme par toute la terre, en annonçant la jouissance, la conception et l'enfantement prochain de la nature. L'âme du globe, que vous appelez la nature, s'indigne de consumer ses plus beaux siècles dans la subversion et la stérilité, ainsi qu'on voit les angoisses du célibat flétrir les roses d'un beau visage.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fourier Charles Fourier Égarement de la raison démontré par les ridicules des sciences incertaines et fragments… (1847)

La théologie vante la pauvreté comme étant la voie d'une fortune éternelle; la politique vante les richesses de ce monde en attendant celles de l'autre monde, toutes deux conviennent au coeur humain qui ne s'accommode pas de la médiocrité. Si vous l'avez prônée, c'était par la manie de dire quelque chose de neuf, et de n'être pas les échos de l'administration et de la théologie : l'une se passionnant pour les richesses, l'autre prêchant la pauvreté, elles ne vous ont laissé, moralistes, d'autre belle à épouser que la médiocrité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature