Résumé

Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1893

C’est parce que telle était la philosophie politique de Bigot et tel son patriotisme, que le Petit Français est son chef-d’œuvre. Ce critique était au fond une nature religieuse. J’étonnerai peut-être quelqu’un en le disant, mais je ne dirais pas toute ma pensée si je ne disais qu’il a cru à l’honneur, au bien, à la patrie surtout, d’une foi proprement religieuse. « Le péril de la civilisation, c’est l’effacement de l’idée de patrie... Il faut aimer la patrie avant l’humanité, plus que l’humanité... surtout quand cette patrie est la France. »
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1893

L’enseignement secondaire, relié avant tout à l’enseignement primaire de manière à lui faire suite, devait être vivifié dans ses méthodes quant à sa partie traditionnelle, et diversifié d’autre part, rajeuni pour mieux répondre aux besoins que la culture gréco-latine laisse en souffrance. Mais surtout il fallait que l’affranchissement intellectuel des petits fût une réalité, que la véritable égalité fût fondée, autant qu’elle est de ce monde, que, sous la blouse et sous l’habit, l’homme intérieur fût le même autant que possible, que tous les Français enfin eussent une même âme.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1893

En mettant tout au mieux, si rapidement que le pays arrive à recueillir tous les fruits de ce qu’il a fait en vue de sa propre éducation, des générations seront nécessaires avant qu’il ait réparé les pertes qu’il a subies par l’abdication presque totale des classes jusque-là en possession de la fortune, de l’élégance et du crédit. Que dis-je, abdication ? Nos anciennes classes dirigeantes n’ont pas seulement refusé de conduire le mouvement, elles ont tout fait pour le refouler ; de sorte que ce n’est pas sans elles seulement que la démocratie a dû s’organiser, c’est contre elles.
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