Contre-amiral Degouy

Résumé

Contre-amiral Degouy Dans le levant

Rien ne ressemblait moins aux Dardanelles que la passe du Könge dyb, où, le 2 avril 1801, Nelson engageait si résolument ses douze vaisseaux, ses bombardes et ses brûlots. Point de torpilles, point de batteries de côte, au moins à l’endroit où se déroula le fort de l’action ; des vaisseaux rasés, seulement, bien armés, certes, mais immobiles et que l’on pouvait incendier.
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Contre-amiral Degouy Dans le levant

Là, le succès est complet. Peut-être en eût-il été de même dans les Dardanelles, le 18 mars, si, tandis qu’une partie de la flotte combinée attaquait d’aval en amont, — on sait que le courant du détroit va toujours dans le même sens, de la Marmara vers l’Egée, — une autre eût pu prendre à revers, d’amont en aval, les batteries ottomanes. Il aurait fallu pour cela que cette division franchît le passage par surprise, la nuit, une nuit de mauvais temps. On avait d’assez bons pilotes pour ne pas craindre d’échouage.
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Contre-amiral Degouy Dans le levant

On sent par-là combien il eût été précieux que la flotte russe pût agir à l’entrée du Bosphore dans le même temps que les escadres anglo-françaises obligeaient les batteries des Dardanelles à consommer des munitions. En tout cas, ces munitions, il faut les amener aux Dardanelles, par terre ou par mer. Par terre, du côté Europe, la route est fermée, passant à Boulaïr sous le feu des vaisseaux alliés. Celle d’Asie est beaucoup trop longue, si tant est qu’elle existe au-delà de Brousse.
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