Résumé

Dernier soupir de l'Inquisition en Espagne… (1814)

Le Nonce de Sa Sainteté vient d'apprendre avec la plus amère douleur que la Régence est sur le point de faire publier le Manifeste et le Décret de l'auguste Congrès national, qui déclare le tribunal de la sainte Inquisition incompatible avec la Constitution politique de la monarchie, et établit à sa place un autre tribunal chargé de veiller, par des lois sages et
justes, à la conservation de la religion catholique, apostolique et romaine, seule véritable, que les Cortès ont sanctionnée avec tant de piété à l'exclusion de toute autre.
Source : Gallica

Dernier soupir de l'Inquisition en Espagne… (1814)

Si la Régence le trouve mauvais, elle peut dès-à-présent prendre telle décision qu'elle jugera à propos, bien sûre qu'il s'y soumettra ponctuellement dans la ferme persuasion que sa conduite obtiendra non-seulement l'approbation du souverain Pontife, mais encore que Sa Sainteté n'apprendra pas sans une vive satisfaction que son légat, imitant l'abnégation dont elle donne en ce moment le plus illustre et le plus héroïque exemple à l'univers entier, a sacrifié avec la plus grande indifférence ses biens temporels pour soutenir l'honneur de sa représentation.
Source : Gallica

Dernier soupir de l'Inquisition en Espagne… (1814)

La Régence me donne ordre de vous dire qu'elle ne peut, comme tout le monde sait, s'attribuer la connaissance de ce qui se passe dans les Cortès; et que d'ailleurs , si le Ministre de grace et justice, oubliant les dispositions du règlement de l'auguste Congrès, s'était permis quelques termes inconvenants ou quelque excès d'expressions, il n'y a pas de doute que les Cortès ne l'eussent de suite rappelé à l'ordre.
Je prie Votre Éminence de vouloir bien agréer les témoignages de ma profonde estime et de ma considération distinguée.
Que Dieu vous donne une longue vie.
Source : Gallica

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