Résumé

Réplique à la note réfutative de M. Benaïad (1854)

Ce que l'on trouve au fond de toutes les réclamations de M. Benaïad, c'est, d'une part, la prétention de se donner pour créancier, au lieu d'être un débiteur ; par suite, pour un homme qui, bien que devancé par le Gouvernement tunisien, était en mesure et sûrement dans l'intention de se porter lui-même réclamant et demandeur envers un Gouvernement qu'il avait servi de son crédit comme de ses talents administratifs et financiers, qu'il avait soutenu de ce crédit et de sa fortune, et préservé des embarras financiers où, suivant lui, le Gouvernement serait tombé depuis sa retraite.
Source : Gallica

Réplique à la note réfutative de M. Benaïad (1854)

Contrairement à ce qu'il prétend, l'on nie que le séquestre consiste seulement dans l'interdiction au propriétaire d'aliéner ses biens ou d'en disposer ; l'on soutient, comme un point de droit certain, qu'il a surtout pour effet d'empêcher de recevoir et de disposer des revenus : or, l'on persévère à nier que le Gouvernement ait mis aucun obstacle à la perception et à la jouissance de ses revenus; la preuve du contraire ne résulterait point de ce fait allégué par M. Benaïad, et nullement établi du reste, que les agents chargés de la perception de ses revenus ne les lui font pas parvenir.
Source : Gallica

Réplique à la note réfutative de M. Benaïad (1854)

Il est de notoriété dans la Régence de Tunis, que M. Benaïad n'y a fait aucune opération industrielle et commerciale quelconque ; à l'étranger, il ne s'y est rendu que riche et opulent. Qu'il en convienne ou non, car des aveux, on ne peut en espérer de M. Benaïad, la source de cette fortune qui étonne à Paris même où il y en a de si élevées, la source unique, elle est dans les affaires qu'il a faites avec Son Altesse, elle est dans les bénéfices qu'il a tirés de ses relations avec le Bey, dans la manière dont il a exploité sa haute confiance.
Source : Gallica

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