Résumé

Mahmoud Benaïad Le gouvernement tunisien et le général Mahmoud Benaïad… (1855)

La première pensée du gouvernement tunisien est tout simplement de ne pas payer, c'est-à-dire de nier sa dette. Il nie donc d'abord, et puis il cherche ses raisons. Il en trouve une première et ensuite une seconde. Il ne doit rien, écrit-il au consul général de France à Tunis, parce que les comptes du général Benaïad sont encombrés de doubles emplois. Il ne doit rien, dit-il encore, parce que s'il est vrai qu'il a acheté pour plusieurs millions de blé au général Benaïad, et s'il les a payés en papier, le général Benaïad ne les a pas versés.
Source : Gallica

Mahmoud Benaïad Le gouvernement tunisien et le général Mahmoud Benaïad… (1855)

Quoi ! investi d'un immense pouvoir et d'une étroite responsabilité, chargé d'être la lumière et le conseil du Bey, ayant à surveiller et à diriger les intérêts les plus considérables de l'État, directeur suprême et contrôleur de la comptabilité publique, le ministre des finances aurait à ce point manqué à ses devoirs, forfait à ses fonctions, qu'il eût laissé passer dans les comptes du général Benaïad un vol permanent, continu, s'élevant en onze ans à cinquante-trois millions de piastres, c'est-à-dire à cinq millions par an ! Mais cinq millions, c'est le tiers du revenu total de la régence.
Source : Gallica

Mahmoud Benaïad Le gouvernement tunisien et le général Mahmoud Benaïad… (1855)

Ne faudrait-il pas au moins se mettre un peu d'accord avec soi-même? Et aujourd'hui, après les événements qu'on connaît, après tant de persécutions où tous les moyens paraissent bons à la haine, n'y a-t-il pas quelque chose de mélancolique dans ces paroles adressées au général Benaïad par le principal instrument de ce gouvernement, alors comme aujourd'hui : « Dieu » veuille qu'un jour il vous soit tenu compte à vous-même d'une pareille générosité.
Source : Gallica

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