Dr Cazelles

Résumé

Dr Cazelles La morale de Grote

L’homme vertueux d’une époque n’est pas toujours selon le type accepté d’une autre époque.
Du moment qu’on ne se refuse plus à voir dans le sentiment social le premier motif de la détermination morale, tout s’explique dans les sentiments éthiques, les ressemblances comme les différences. La forme est la même : c’est le jugement externe, quel qu’il soit, du juge qui contemple l’agent, et qui prononce en s’inspirant de son amour pour ce qui procure le bien, et de sa haine pour ce qui procure le mal.
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Dr Cazelles La morale de Grote

Il croit fermement que les autres sont obligés de les lui témoigner. C’est pour lui un droit, et le sentiment de ce droit accompagne toujours le jugement qu’il porte sur son acte propre en tant que spectateur. Le sentiment de son droit à l’estime et a la récompense décernée par autrui c’est l’estime qu’il a pour lui-même.
La conscience morale se trouve constituée par le concours de ces éléments : l’idée d’une ligne de conduite ou de certaines dispositions chez l’agent, et l’idée qu’il existe en autrui une disposition à l’égard de l’agent, — telle que l’agent l’espère.
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Dr Cazelles La morale de Grote

À des choses tout à fait insignifiantes, il attache des idées favorables ou défavorables ; il les regarde comme des sources de bien ou de mal. Dès lors diverses déviations du sentiment éthique se produisent, puis vient l’éducation, dont la puissance les enracine et les perpétue ; en sorte qu’il faudra un jour, pour ramener la morale à la vérité, une réforme radicale qui paraît au premier abord un attentat monstrueux et abominable contre la morale elle-même.
De ce que le sentiment éthique naît du jeu de l’association mentale, cela ne veut pas dire qu’il soit factice : il est seulement dérivé.
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