E. Le Marcis

Résumé

E. Le Marcis Essai de théorie plastique (1880)

Aujourd'hui que l'on pénètre tant de côtés auparavant inconnus du monde où nous vivons, ne pourra-t-on définir, démontrer ce que sont les objets offerts à nos yeux dans l'aspect naturel ; par quels procédés l'esprit les conçoit, puis en mélange la notion à nos pensées et à nos sentiments ; comment enfin l'artiste qui semble entrer en communion avec tous, tant la foule s'intéresse aux arts, tant lui-même cherche à s'unir aux instincts de la foule, sortira du tâtonnement où la déception l'arrête devant les voies nouvelles qu'il entrevoit ?
Source : Gallica

E. Le Marcis Essai de théorie plastique (1880)

En même temps que se montrait l'art géométrique, l'autre, l'art libre, le plus spontanément artistique, venait à s'éclipser : on ne trouve plus, conjointement à la pierre polie et au bronze, ces beaux dessins si animés, si sympathiques encore à nos yeux modernes, que nous admirions tout à l'heure, et l'on s'étonne de voir subitement une délinéation toute de traits et de points combinés en arrangements rigides substituer sur les outils et les vases, quelquefois sur les parois des dolmens, son aspect inerte à la saisissante vitalité du genre figuratif antérieur.
Source : Gallica

E. Le Marcis Essai de théorie plastique (1880)

Se souvient-on encore de celle qui s'appelait le système de l'art pour l'art, et dont on s'était flatté de faire une grosse doctrine ? Certes la plastique a un idéal direct dans le jeu de ses propres facultés: des formes, des couleurs, un effet de lumière bien vus, bien rendus, constituent une visée légitime en ce qu'elle comprend l'exercice immédiat des deux milieux esthétiques, l'un physique, l'autre intellectuel ; et qu'elle a l'avantage, ou peut-être le tort, de persister dans l'adoption du sujet le plus mince, aussi bien qu'elle s'impose comme base obligée aux manifestations supérieures.
Source : Gallica

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