Résumé

E. Peyre Discours prononcé le 17 février 1867… (1867)

Au nom du vénérable Consistoire de Meaux, et de notre conseil presbytéral, nous Élie-Étienne-François Peyre, pasteur de l'Église réformée de Fontainebleau, nous prenons publiquement possession du cimetière protestant de Bourron, et nous déclarons ce lieu terre honorable et sacrée.
Et vous Louis Franck, enfant flétri par les hommes et réhabilité par les lois, reposez en paix dans votre innocence. Si votre vie a été bien courte, votre mort du moins n'aura pas été inutile.
Source : Gallica

E. Peyre Discours prononcé le 17 février 1867… (1867)

Maire de Bourron, il se trompe, et je ne me sens pas animé d'un esprit de représailles. Je respecte le caractère sacré du magistrat. L'esprit de l'Évangile n'a rien de commun avec l'irrévérence ou la vengeance; et l'on servirait mal la cause sainte de la liberté religieuse en flattant ces mauvais instincts d'insubordination qui sont au fond de l'âme. C'est à la partié supérieure, non à la partie méchante de l'être humain, que toute parole évangélique doit faire appel.
Source : Gallica

E. Peyre Discours prononcé le 17 février 1867… (1867)

Morts ou vivants, l'exil nous est amer. Nous voulons, en mourant, emporter la certitude que les plis du drapeau de notre grande patrie flotteront sur nos tombeaux. La loi nous accorde, non ce privilège, mais ce droit. Nous invoquons la loi. Et nous l'invoquons sans avoir l'intention d'opprimer la liberté des autres au nom de notre liberté ! Catholiques, vous avez le droit d'être ensevelis avec vos coreligionnaires à l'exclusion des sectateurs d'un autre culte,- parce que de cette exclusion ne résulte point de tache, point d'ignominie pour les exclus.
Source : Gallica

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