Edmund Hodgson Yates

Edmund Hodgson Yates

Résumé

Portrait de Edmund Hodgson Yates Edmund Hodgson Yates Un témoin muet. Tome 1 (1880)

Enfin des bruits de pas dans le vestibule, des craquements de boiserie, les verrous qu'on poussait, tout cela lui indiqua que les hôtes de son père devaient être partis. Elle saisit même un gémissement prolongé et ces mots : « Oh! mon Dieu!
mon Dieu! ayez pitié de moi! » C'était, lui semblaitil, la voix de Danby ; mais les pas s'éloignèrent dans la rue, et tout rentra dans le silence.
Pendant ce temps, le capitaine rentra dans la salle à manger, éteignit la lampe, avala un verre de rhum et monta dans sa « tanière », où Heath examinait des liasses de papier entassées sur une table devant lui.
Source : Gallica

Portrait de Edmund Hodgson Yates Edmund Hodgson Yates Un témoin muet. Tome 1 (1880)

Je l'ignore complètement.
- Vous ne voulez pas dire que vous n'aimez pas votre père? demanda Grace consternée.
— Je ne dis pas cela, chérie ; je crois avoir pour lui tout le respect que je lui dois ; mais c'est un homme étrange, que je connais fort peu, en somme.
Je ne suis jamais à mon aise avec lui, et, pour tout dire, il me fait peur.
— Peur? Vous qui n'avez jamais craint personne, vous avez peur de votre propre père ?
— C'est une chose triste, reprit Anne, mais vraie; je me suis souvent demandé comment moi, si peu
craintive d'ordinaire, je suis terrifiée en présence de mon père.
Source : Gallica

Portrait de Edmund Hodgson Yates Edmund Hodgson Yates Un témoin muet. Tome 1 (1880)

Croyez-vous que j'aurais jamais consenti à vous en parler, si je n'étais réduit aux abois, si j'avais entrevu un autre espoir de salut? Je n'ai nulle envie de sauver Heath ; je serais même heureux de le voir tomber comme il le mérite si bien. Je hais cet homme, Anne, je le hais du plus profond de mon âme. Vous ne pouvez guère le mépriser plus que je ne le fais moi-même; car, si vous le détestez parce qu'il est un assassin, moi, je le déteste parce que depuis des années il m'a soumis à mille insultes, à mille humiliations qui m'ont avili à mes propres yeux.
Source : Gallica

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