Résumé

Eugène Roulleaux Introduction à l'étude de la liberté (1883)

Enfin, l'indépendance est notre propriété sacrée et inviolable; elle nous vient directement de la nature; tandis que la Liberté, aliénable et corruptible, nous ne pouvons la tenir que des autres, à titre de concession toujours révocable. La dignité, qui est le sentiment du respect dû par l'homme à la noblesse de sa mission, ne saurait procéder de l'affranchissement extérieur et déréglé de sa volonté, mais d'un certain équilibre de ses facultés et de ses actes. Cet équilibre ne peut exister en dehors du frein légal, à défaut duquel rien ne garantit contre l'impétuosité des passions.
Source : Gallica

Eugène Roulleaux Introduction à l'étude de la liberté (1883)

C'est pour cela que nous voulons la Monarchie, c'est-à-dire la stabilité, le respect de l'autorité, et la seule garantie du respect du travail et des intérêts de la véritable démocratie.
Laliberté, nous n'en voulons qu'une : celle de remplir nos devoirs, — mais tous nos devoirs. C'est celle que réclame l'Eglise, par la bouche de saint Thomas-d'Aquin et de ses Pères ; c'est la seule qui soit légitime, c'est la seule qui soit féconde, et c'est la seule qui soit inscrite dans le Code des civilisations humaines, par la main du Dieu qui les engendre et qui les gouverne.
Source : Gallica

Eugène Roulleaux Introduction à l'étude de la liberté (1883)

Entre le despotisme et la liberté, il y a la prévoyance et la tutelle d'une loi perfectible. Là est le progrès ; car la véritable émancipation est dans le culte de la loi morale, dont la loi sociale doit être à la fois le reflet fidèle et la sauvegarde.
Si l'on remonte à l'origine de l'idée de liberté, on trouve qu'elle est contemporaine de l'orgueil. La désobéissance, c'est-à-dire l'illégitime explosion du sentiment de la Liberté, tel a été le premier signal de la dégradation de notre espèce. Il faut bien le croire
Source : Gallica

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