Résumé

Eugène Thiac Thiac Statistique agricole du département de la Charente (1861)

En effet, dès qu'un paysan possède un champ ou une vigne, il s'abstient de se louer comme métayer ou de prendre une ferme. Il cultive lui-même ce champ et consacre le reste de son temps à la spéculation des bestiaux. Aussi les foires ne sont nulle part plus multipliées que dans la Charente : elles attristent tous ceux qui aiment sincèrement l'agriculture et veulent son progrès. On conçoit aisément le mal qui résulte de l'éloignement constant du chef de maison de son foyer domestique
Source : Gallica

Eugène Thiac Thiac Statistique agricole du département de la Charente (1861)

Commerce des bestiaux.
La terre est extrêmement morcelée dans la Charente. Il n'y a pas, à proprement parler, de corps de fermes ; le petit nombre qui en peut exister ne sont accordées qu'avec des périodes extrêmement restreintes. Le propriétaire fournit le cheptel ; en général les domaines ou métairies sont livrés au métayage.
Partout les bâtiments ruraux sont dans des conditions d'insalubrité ; on ne peut concilier l'attachement profond que le Charentais porte à ses bestiaux avec cette indifférence pour les moindres principes d'hygiène.
Source : Gallica

Eugène Thiac Thiac Statistique agricole du département de la Charente (1861)

Du reste , cette spéculation sur les bestiaux donne lieu, dans le pays, à un commerce considérable et à un mouvement très-important de capitaux. Dans certaines contrées, c'est le trop-plein de la race de Salers que nous expédie chaque année l'Auvergne; dans d'autres contrées, c'est la race limousine, et dans la partie méridionale, la race garonnaise. La spéculation se rattache essentiellement aux bêtes bovines. Les espèces ovine, porcine, mulassière et asine n'y jouent qu'un rôle secondaire. La Charente, on le voit, achète et engraisse, mais ne se livre point à l'élevage.
Source : Gallica

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