Résumé

Félix Liouville Réplique de Me Liouville pour MM. Alfred Roseleur… (1847)

Au premier abord ils semblèrent, quant à l'immersion, décider en faveur de M. Roseleur, car ils dirent : « Il est évident qu'argenter par « le sulfite double de soude et d'oxide d'argent ce n'est pas la même « chose, dans la forme, qu'argenter par le cyanure double de sodium « ou de potassium et d'argent. »
Jusque là M. Roseleur avait gagné.
En vain ajoutaient-ils : « Mais au fond, c'est pratiquer la même industrie. »
Qu'importait cela à l'affaire? Le fait de pratiquer la même industrie n'est pas une contrefaçon. Pour contrefaire, il faut pratiquer l'industrie par les mêmes moyens.
Source : Gallica

Félix Liouville Réplique de Me Liouville pour MM. Alfred Roseleur… (1847)

Mais admettons pour un instant que l'inventeur ait voulu breveter la réduction de 6 à 2, le brevet sera-t-il valable en cela?
Évidemment non.
En effet, si les six substances argentaient également, les réduire à trois et dire qu'une seule de ces trois suffit, c'est toujours garder du procédé primitif un des moyens qui le faisaient réussir. Or, on ne peut breveter à son profit un des moyens qui faisaient réussir un procédé antérieur : la loi brevète l'invention et non la simplification.
Source : Gallica

Félix Liouville Réplique de Me Liouville pour MM. Alfred Roseleur… (1847)

La notoriété de ce fait eût pu faire douter de la science des experts.
Tous les livres qui parlent d'argenture indiquent l'application possible et usuelle de quarante, cinquante, soixante feuilles. Qui n'a vu et manié du plaqué ? Enfin, Elkington ne disait-il pas dans son brevet de 1840 : « S'il ne faut qu'une mince couche d'argent, comme pour l'argenture « ordinaire, faire chauffer et bouillir la solution ; si la couche doit être « plus épaisse, comme pour les objets plaqués, employer la solution « froide et faire jouer la batterie galvanique »?
Source : Gallica

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