Résumé

Geneau Thèse pour la licence : l'acte public… (1853)

Cette distinction , que le Code emprunte à Pothier, entre les engagements résultant de l'autorité seule de la loi et ceux qui naissent d'un fait de l'homme, ne peut se justifier. La loi n'estelle pas , en définitive, la source unique de toutes les obligations? Toute obligation civile quelle qu'elle soit, ne découlet-elle pas d'un principe du droit naturel, sanctionné par la loi positive? Dans les quasi-contrats, dit Pothier lui-même, et les quasi-contrats sont les faits licites de l'homme, c'est la loi seule ou l'équité naturelle qui produit l'obligation.
Source : Gallica

Geneau Thèse pour la licence : l'acte public… (1853)

Nous accordons de même l'action en répétition au débiteur à terme, qui a payé par erreur avant l'échéance du terme. Car pourquoi le créancier profiterait-il de l'ignorance de son débiteur? Ne serait-ce pas méconnaître le principe d'équité sur lequel repose notre quasi-contrat ? Celui qui paie d'avance ne veut pas faire une donation, mais un paiement, par conséquent, s'il était dans l'erreur, il peut répéter son capital avec les intérêts contre le créancier de mauvaise foi, et son capital seulement, si le créancier était de bonne foi.
Source : Gallica

Geneau Thèse pour la licence : l'acte public… (1853)

N'est-il pas évident en effet qu'ils se montreront indulgents pour celui qui, par pure bienveillance a dépensé pour les affaires d'autrui son argent et ses peines, quand même il n'aurait pas mis dans sa gestion toute la diligence dont il était capable, tandis qu'ils auront de justes motifs d'être sévères si le gérant cherchait son propre intérêt, s'il a éloigné un administrateur plus habile, si en définitive sa gestion a été plus nuisible aux affaires du maître que ne l'eût été un complet abandon.
Source : Gallica

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