Gustave Lefrançais

Gustave Lefrançais

Résumé

Portrait de Gustave Lefrançais Gustave Lefrançais,  La Commune et la révolution

“ La société, considérée jusqu’ici comme une force supérieure à laquelle devait obéir l’individu, ne fut plus envisagée que comme un milieu dans lequel l’individu doit trouver, non seulement la garantie de ses droits naturels, mais encore une puissance d’action toujours croissante, mise au service du développement incessant de ces mêmes droits.
Cette conception moderne de l’action sociale, seule raison de la Révolution, le parti républicain, sous prétexte que le peuple n’était pas assez mûr pour en tenter la réalisation, s’empressa de la mettre à l’arrière-plan.
”
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Portrait de Gustave Lefrançais Gustave Lefrançais,  La Commune et la révolution

“ C’est qu’en effet la société n’a pour lui d’autre valeur que de non seulement sanctionner tous les droits énumérés ci-dessus, mais encore de lui en garantir l’extension — et il a raison, cet excellent bourgeois conservateur.
Hors de cette conception, en effet, ce qu’on appelle le « droit social » n’est plus que l’écrasement des uns par les autres, et devient ainsi, pour l’individu, plus insupportable mille fois que l’état le plus sauvage qui se puisse imaginer.
”
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Portrait de Gustave Lefrançais Gustave Lefrançais,  La Commune et la révolution

“ Nous voilà ainsi revenus, par la force des choses, à l’action directe et permanente de la souveraineté des électeurs, c’est-à-dire à la négation du gouvernement par voie législative et parlementaire.
Si nous transférons le mandat impératif au pouvoir exécutif — ce qui est de conception plus facile — on transforme du coup le gouvernement en un simple rouage administratif, sans autorité ni initiative, chargé seulement d’exécuter avec plus ou moins d’intelligence les décisions arrêtées par la masse électorale, c’est-à-dire par le peuple lui-même.
”
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