Résumé

L'Ere des difficultés , par un républicain socialiste (1880)

Si nous unifions, si nous centralisons, c'est parce qu'il est dans notre nature de nous méfier du droit qui ne s'incarne que dans l'individu. L'intérêt de la grande masse sociale est notre point de départ et notre but, nous ne tendons pas à favoriser l'individu, mais à nous garantir contre lui. Au lieu de lui laisser dans sa petite sphère séparée et indépendante la plus grande liberté possible, nous voulons empêcher les empiétements de toutes ces libertés particulières, les faire fusionner et les englober dans une même unité, dans une même solidarité.
Source : Gallica

L'Ere des difficultés , par un républicain socialiste (1880)

La question sociale a une acception bien autrement large et elle plane de bien plus haut sur l'humanité toute entière et sur chaque nation en particulier. Non-seulement, elle est intimement liée avec les questions qui paraissent tout d'abord spéciales à la politique et à la philosophie, mais elle les embrasse et les domine toutes. La question sociale n'est autre que celle posée par la lutte incessante des deux principes d'autorité et de liberté et dont les diverses péripéties forment l'histoire de l'évolution sociale et morale de l'humanité.
Source : Gallica

L'Ere des difficultés , par un républicain socialiste (1880)

Rien ne garantit la Justice, mais rien ne garantit l'ordre. L'inquiétude et pour tout dire la terreur gîtent dans les esprits de tous et, tout bien considéré, on trouverait peut-être plus de tranquillité chez les pauvres que chez les riches.
Et il y a des insensés qui ne comprennent pas que la question sociale appelle une solution et que cette solution, c'est pour tous le salut, qu'on cherche en vain dans ces victoires accidentelles et malsaines de l'une des fractions passionnées qui se déchirent.
Source : Gallica

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