Résumé

Henri Brandel La myriade : système chronologique pour une période de dix mille ans (1853)

Le comput lunaire, qui assigne pour chaque jour la phase correspondante de la lune, n'est pas lié à un ordre toujours identique comme celui de la révolution solaire, qui est précaire à certains égards. S'il est des raisons, qui nous obligent à sacrifier quelque chose de la précision astronomique pour conserver une forme permanente de l'année civile, ces raisons ne subsistent plus lorsqu'il s'agit de la partition lunaire.
Source : Gallica

Henri Brandel La myriade : système chronologique pour une période de dix mille ans (1853)

Pour suivre la marche de l'astre du jour d'un âge à l'autre il faut donc une mesure, qui change continuellement, et les tables astronomiques, où l'on tient compte de ce mouvement, doivent se corriger sans cesse. C'est aussi ce qu'elles font moyennant l'équation séculaire, correction préparée d'avance, qu'on est le maitre d'appliquer à tous les tems, sans que rien ne l'empêche. Il n'en est pas de même d'un calendrier. Celui-ci une fois arrêté doit l'être pour toujours. La forme de l'année civile, une fois établie, ne se change plus sans de grands inconvéniens.
Source : Gallica

Henri Brandel La myriade : système chronologique pour une période de dix mille ans (1853)

La succession des siècles, conçue de cette manière, ouvre une perspective nouvelle, où la chronologie devient claire et facile, d'obscure qu'elle était auparavant et hérissée de difficultés. L'esprit guidé par une numération naturelle ainsi que par la connexion historique va parcourir les tems et les contempler avec intérêt ; il envisagera l'histoire ancienne
et la moderne comme n'en faisant qu'une seule, et c'est là le point de vue véritable, puisqu'en elle-même l'histoire est une et ne saurait être considérée autrement.
Source : Gallica

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