d’Alembert, Mallet

Résumé

d’Alembert, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

On ne sauroit en imaginer de cause plus vraissemblable que les vents, qui venant à rencontrer des vapeurs & des exhalaisons déliées & dispersées dans l’air, les emportent avec eux, & les poussent contre les montagnes, où ils les condensent. Lorsque l’on se tient dans une vallée, d’où l’on considere de côté une montagne, à l’endroit où le soleil darde ses rayons, on en voit sortir une épaisse vapeur, qui paroît s’élever comme la fumée d’une cheminée : mais lorsqu’on regarde de front l’endroit éclairé de cette montagne, on ne voit plus cette vapeur.
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d’Alembert, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

La raison de cela est que comme l’équinoxe, ou la section de l’écliptique & de l’équateur est rétrograde de 50 secondes par an, le soleil, après qu’il est parti d’un des équinoxes, doit paroître rencontrer ce même équinoxe l’année suivante dans un point un peu en-deçà de celui où il l’a quitté ; & par conséquent le soleil n’aura pas encore achevé sa révolution entiere lorsqu’il sera de retour aux mêmes points des équinoxes.
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d’Alembert, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

Lorsque dans une chambre obscure on laisse entrer les rayons du soleil par une petite ouverture, on voit en regardant de côté, de petits filets & une poussiere fort fine dans un mouvement continuel : mais lorsque les rayons viennent frapper directement la vûe, ou qu’ils tombent moins obliquement dans l’œil, on n’apperçoit plus ces filets flottans.
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