Jean-Baptiste Dureau

Résumé

Jean-Baptiste Dureau Une visite à l'atelier de E.-E. Suc… (1846)

L'aveugle souffre davantage que sa soeur, car il ne voit pas comme elle des visages humains et les splendeurs de la création. La petite mendiante croit au bonheur, car elle le trouve dans la pitié des passants, dans le cri d'un oiseau qui s'envole, dans un rayon de soleil et dans la bonne sainte Anne d'Auray,- dont elle porte la miraculeuse médaille !
Que dire de la Mélancolie ? Qui n'a pas admiré cette suave et gracieuse création et senti vibrer quelques cordes de son âme à son seul aspect ?
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dureau Une visite à l'atelier de E.-E. Suc… (1846)

L'artiste , avec une simplicité antique , lui a donné une hospitalité généreuse ; il lui a ouvert son atelier, son coeur et sa bourse, et s'est fait envers et contre tous son chevalier, son écuyer, son vassal. Il la défend partout et toujours, il la réhabilite à ses risques et périls , et, pour la produire dans le monde et la faire accepter de tous, il n'est sorte de moyen qu'il n'emploie, sorte de ruse qu'il n'invente. Pauvre Vérité et pauvre artiste !
O sublime Vérité ! que l'artiste fait bien de te défendre en te montrant sous toutes les formes , dans tous les temps, dans tous les lieux.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dureau Une visite à l'atelier de E.-E. Suc… (1846)

Il revint à Nantes, où il produisit successivement les sujets si nombreux et si variés dont les plâtres ornent son atelier, et devint ainsi le premier sculpteur de cette vieille Bretagne, si féconde en hommes de talent et de coeur.
M. Suc est un de ces artistes qui semblent ne pas s'apercevoir qu'ils sont de ce siècle mercantile et obligés d'y vivre avec l'esprit et les goûts d'un autre âge. Son caractère et son talent sont le reflet de cette nature bretonne naïve , abrupte , sévère , mais pleine de poésie et de grandeur.
Source : Gallica

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