Jean-Baptiste-Joseph Fourier

Résumé

Jean-Baptiste-Joseph Fourier Théorie analytique de la chaleur… (1822)

L'équilibre qui subsiste dans l'intérieur d'une masse solide entre la force répulsive de la chaleur et l'attraction moléculaire est stable ; c'est-à-dire qu'il se rétablit de lui-même lorsqu'il est troublé par une cause accidentelle. Si les molécules sont placées à la distance qui convenait à l'équilibre, et si une force extérieure vient à augmenter cette distance sans que la température soit changée, l'effet de l'attraction commence à surpasser celui de la chaleur, et ramène les molécules à leur position primitive, après une multitude d'oscillations qui deviennent de plus en plus insensibles.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Joseph Fourier Théorie analytique de la chaleur… (1822)

Lorsque la chaleur est inégalement distribuée entre les différents points d'une masse solide, elle tend à se mettre en équilibre, et passe lentement des parties plus échauffées dans celles qui le sont moins ; en même temps elle se dissipe par la surface, et se perd dans le milieu ou dans le vide. Cette tendance à une distribution uniforme, et cette émission spontanée qui s'opère à la surface des corps, changent continuellement la température des différents points.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Joseph Fourier Théorie analytique de la chaleur… (1822)

Ainsi la chaleur qui sort dans toutes les directions d'une partie d'une surface solide, pénètre dans l'air jusqu'à des points forts éloignés ; mais elle n'est émise que par les molécules du corps, qui sont extrêmement voisines de la surface. Un point d'une masse échauffée, placé à une très-petite distance de la superficie plane qui sépare la masse de l'espace extérieur, envoie à cet espace une infinité de rayons ; mais ils n'y parviennent pas entièrement ; ils sont diminués de toute la quantité de chaleur qui s'arrête sur les molécules solides intermédiaires.
Source : Gallica

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