Jean François Bellemare

Résumé

Jean François Bellemare La Police et M. Decazes. (Signé… (1820)

Une chose qui fut parfaitement comprise par la haute police de Bonaparte , c'est que , pour préserver les princes des mauvais desseins d'un seul ennemi, il faut veiller sur eux comme s'ils n'avaient pas un seul ami. Certainement il y avait en France beaucoup de coeurs et de bras qui étaient à lui; mais, dans la balance de sa sûreté personnelle, ce poids fut toujours compté pour rien. On sentait qu'une haine individuelle est mille fois plus redoutable que toutes les bonnes volontés possibles ne sont rassurantes.
Source : Gallica

Jean François Bellemare La Police et M. Decazes. (Signé… (1820)

Si, à la vue d'un portefeuille auquel on aspire immédiatement, on se dispense déjà de montrer du zèle et de faire usage de sa capacité , qu'on juge de ce qui doit arriver, quand ce portefeuille vient à disparaître sans retour! En pareil cas, un préfet de police est presque nécessairement un homme éteint, un magistrat fini. Sa position devient celle d'un héritier naturel qui se voit frustré d'une succession sur laquelle il avait dû compter. En apprenant qu'un testament le dépouille, il se sent tout-à-coup un autre coeur et d'autres entrailles.
Source : Gallica

Jean François Bellemare La Police et M. Decazes. (Signé… (1820)

Se figure-t-on de combien de noviciats dut dépendre le service administratif de M. Decazes , et dans quelle espèce de têtes il eut à chercher les renseignemens, les traditions et l'expérience qui lui manquaient? Mettez le plus grand génie à sa place,au milieu d'un personnel aussi faible, aussi dépourvu de moyens et d'habileté, vous n'aurez toujours qu'un ministère insignifiant qui ne parviendra pas à se relever de son état de décadence, avec des élémens usés, avec des restes d'administration qui ont traîné partout sans éclat et sans renommée.
Source : Gallica

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