Résumé

Jules Laurent Morelle Oraison funèbre de monseigneur Léon-Jules-Marie Bélouino… (1890)

Mais, puisque l'âme en deuil trouve un adoucissement à sa douleur au récit de la vie de celui qu'elle pleure, plus d'une voix, dans cette enceinte, eût pu reprendre avec une précision, un charme et une chaleur empruntée à ses souvenirs personnels, la trame de la vie qui vient de se briser. En faisant appel à une parole dépourvue de cette autorité, n'a-t-on pas déjà montré qu'une telle vie a, en elle-même et dans ses actes, une éloquence capable de suppléer à l'insuffisance du panégyriste ?
L'intelligence, le cœur, la volonté, tels sont les trois grands ressorts de toute vie humaine.
Source : Gallica

Jules Laurent Morelle Oraison funèbre de monseigneur Léon-Jules-Marie Bélouino… (1890)

Il faut bien le dire, nul ne l'a mérité plus que lui. Cette maison de Saint-Martin qui fut le doux nid d'où il prit son essor pour s'élancer dans la vie, il l'a honorée par l'autorité et la fermeté de son esprit, par le fidèle et filial attachement de son cœur, par les fortes vertus et les ardentes convictions dont il a donné l'exemple, non moins que par l'éclat d'une carrière qui sortit de l'épreuve plus glorieuse et plus féconde, et qui trouva son couronnement dans une mort digne d'envie.
Source : Gallica

Jules Laurent Morelle Oraison funèbre de monseigneur Léon-Jules-Marie Bélouino… (1890)

Comme à la nacelle ballottée sur la vague capricieuse, il faut un gouvernail tenu par une main ferme, il faut au cœur humain une force qui le sauve de sa mobilité en lui imprimant vers le bien une vigoureuse impulsion. Cette force qui gouverne le cœur, c'est la volonté. C'est elle qui fait l'homme et qui l'arme pour les combats et les victoires de la vertu.
C'était, chez Monseigneur de Hiéropolis, la puissance maîtresse : quid fortius leone ? Les triomphes de la volonté éclatent à chacune des étapes de sa vie.
Source : Gallica

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