Jules Laurent Morelle, Oraison funèbre de monseigneur Léon-Jules-Marie Bélouino… (1890)
“ Mais, puisque l'âme en deuil trouve un adoucissement à sa douleur au récit de la vie de celui qu'elle pleure, plus d'une voix, dans cette enceinte, eût pu reprendre avec une précision, un charme et une chaleur empruntée à ses souvenirs personnels, la trame de la vie qui vient de se briser. En faisant appel à une parole dépourvue de cette autorité, n'a-t-on pas déjà montré qu'une telle vie a, en elle-même et dans ses actes, une éloquence capable de suppléer à l'insuffisance du panégyriste ? L'intelligence, le cœur, la volonté, tels sont les trois grands ressorts de toute vie humaine. ”
