Résumé

Lacroix État de la question de virilité monarchique et nationale (1840)

La presse est devenue une conquête du gouvernement représentatif, qui peut disparaître sans qu'elle soit perdue. Un conquérant, comme un heureux joueur, peut aller loin par des victoires ; mais la fortune est capricieuse, elle lui ôte par un acte de justice ce qu'elle lui avait donné par un acte d'iniquité.
Il en est autrement de la presse. Ses conquêtes sont solides, parce qu'on ne peut nullement empêcher celui qui a de bons yeux de juger des couleurs. Pour guerroyer avec elle, on se retranche dans le monopole.
Source : Gallica

Lacroix État de la question de virilité monarchique et nationale (1840)

Pour dominer les esprits, pour diriger l'opinion, il faut qu'il puisse se guinder dans la civilisation à la cime des Cordilières ; il faut que ses auxiliaires, qui sont les magistrats, aient, par leurs talens et leurs moeurs, la massue d'Hercule pour abattre l'hydre de la presse.
La révolution de 1830 n'avoue comme siennes que les sommités nationales ; tout le reste ne lui appartient pas. Ne faut-il pas qu'elle distingue ses enfans légitimes des naturels?
Source : Gallica

Lacroix État de la question de virilité monarchique et nationale (1840)

Discipliner, polir des barbares , peupler des déserts, bâtir des villes , faire fleurir le commerce, les arts ; attirer les savans, les grands hommes dans ses états, les encourager par des récompenses ; créer une marine , un grand empire; fonder dans des marais , sur le golfe de Finlande, une capitale qui est devenue l'immense entrepôt des richesses de l'univers, et faire de rien les plus grandes choses, c'est ce dont il vint à bout par la puissance de son génie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature