Résumé

Lucy Burton : imité de "Guild Court"… (1869)

LE TENTATEUR. 85
— Même s'ils sont injustes et tyranniques?
— Un homme qui ne sait rien souffrir pour son amour n'est pas digne d'être aimé.
— Lucy ! s'écria Thomas.
— Pardonnez-moi, reprit la jeune fille qui éclata en sanglots, il faut bien que j'aie le courage de vous dire la vérité. Sivousne pouvez l'entendre, c'est un malheur pour moi, un malheur pour vous.
— Alors, vous ne m'aimez plus ?
— Mon pauvre Tom, je vous aime, je vous-aime si chèrement, que l'unique espoir de ma vie, c'est de vous voir devenir digne de ma tendresse.
Source : Gallica

Lucy Burton : imité de "Guild Court"… (1869)

Je travaille à la sueur de mon visage, je suis accablée sous un lourd fardeau; donnez à mon âme la force et la douceur : je ne puis rien sans vous. Je me sens triste, troublée, humiliée. Ai-je donc de la rancune et de la colère? Pauvre Thomas ! Seigneur Jésus, ayez pitié de Thomas : il ne sait pas ce qu'il fait... Je m'efforcerai d'être patiente, je supporterai le chagrin, je n'affligerai pas ma grand'mère de mes ennuis. Mais, je vous en conjure, ô mon Dieu, ayez pitié de Thomas, rendez-le doux et humble de coeur.
Source : Gallica

Lucy Burton : imité de "Guild Court"… (1869)

Elle trouva sa grand'mère toute en larmes : une lettre de M. Boxall, que la vieille dame avait retrouvée au fond d'un tiroir, venait de renouveler sa douleur. Lucy elle-même était accablée de tristesse : elle regrettait les morts, mais surtout elle songeait à l'absent. Le silence prolongé de Thomas la plongeait dans un abattement inexprimable.
— Ils sont allés dans un monde meilleur, chère bonne maman, dit-elle.
— Et je ne tarderai pas à les rejoindre, Lucy.
— C'est une consolation, n'est-ce pas, bonne maman, de penser combien la vie est courte?
Source : Gallica

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