Marie-Catherine de Villedieu,
Mémoires de la vie de Henriette Sylvie de Molière
“ Birague qui m’en vouloit tout de bon, & qui estoit amy particulier du fils de Madame d’Englesac, luy parla si souvent de moy, & du plaisir qu’il y auroit à en estre aimé, que ce jeune Cavalier le crut, & me regarda pour luy-mesme. Ses yeux m’en parlerent, je n’y fus pas insensible ; & je puis l’avoüer sans rougir, puisque j’en seray justifiée par la suitte. Birague s’en apperceut, & en devint jaloux ; mais je dis jaloux à ne vouloir rien ménager pour me punir de luy avoir preferé ce Gentil-homme. Et je l’en excuse bien ; un Amant qui perd n’est pas obligé d’en user plus civilement. ”
