Marie-Claire Daveluy,
L’esclave des Agniers
“ Ce que ma bouche enfantine énonçait jadis, comment mon cœur raisonnant de vingt ans n’y voudrait-il pas souscrire ? Non, Charlot, il y a autre chose... Il y a... ma détresse ! Frère, Jean n’est plus. Entends-tu, Jean Amyot, ce compagnon aimé de ma jeunesse, il est mort ! Mort ! Mon Dieu !... Mon Dieu !... Cela ne me semble pas encore possible. Lui, si brave, si prudent, rempli d’expérience et de sagesse, habile à tous les arts du canotier, s’être noyé ! Noyé avec François Marguerie ! sous nos yeux mêmes ! Et puis, Charlot, je le dis en ce moment, non plus en rougissant, mais en pleurant... ”
