Marie de Surville

Résumé

Marie de Surville Heures du soir

Madame de Vély se releva et s’écria : « Qui êtes-vous ?... » Un éclair lui montra le visage du jeune Grec de Terracine. « Ô mon Dieu ! dit-elle ! c’est vous ! » comme si elle le connaissait depuis longues années. « Moi, oui, moi ! » répondit le Grec. Madame de Vély voulut s’éloigner. « Et où iriez-vous ? reprit-il. Grâce à la tempête, votre seul asile est là, contre ma poitrine. » En même temps la veste brodée d’or parut sous la veste du matelot. Valérie resta dans les bras du sauveur de son enfant.
Le vent se calma. Le pilote put gouverner à son gré.
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Marie de Surville Heures du soir

Les accords graves et plaintifs allaient, se répétant de rochers en rochers, bien avant sur la mer ; de telle sorte que souvent des pêcheurs, qui passaient, ployaient un moment leur voile pour écouter la syrène chanter. Le bruit s’était accrédité, en effet, qu’un esprit mélodieux habitait ces solitudes.
Un soir, Adda, dans ses folâtreries, laissa tomber du balcon une grande et belle poupée. Oh ! ce fut une désolation. Les flots impitoyables s’emparèrent de l’amie d’Adda et l’emportèrent au loin, car le vent soufflait de terre. Adieu la poupée, adieu les amours de l’enfant !
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Marie de Surville Heures du soir

C’est que sous le ciel d’Italie il est plus de rêveries pour une âme contemplative que sous aucun climat du monde : là, on s’inonde de soleil et de brises embaumées ; là, les yeux sont enchantés et la tête se perd d’extase et de poésie.
Madame de Vély passait une partie des soirées d’été sur un balcon de marbre qui dominait le golfe ; Adda jouait et courait dans le salon, faisant grand bruit au milieu de ses poupées et de ses villages de carton, tandis que sa mère causait avec madame Beaumont ou jouait de la harpe.
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