Résumé

Portrait de Molière Molière Les Précieuses ridicules (1889)

Mesdames, que dites-vous de Paris?
MAGDELON.
Hélas! qu'en pourrions-nous dire? Il faudroit être l'antipode de la raison pour ne pas confesser que Paris est le grand bureau des merveilles, le centre du bon goût, du bel esprit et de la galanterie.
MASCARILLE.
Pour moi, je tiens que hors de Paris il n'y a point de salut pour les honnêtes gens.
CATHOS.
C'est une vérité incontestable.
MASCARILLE.
Il y fait un peu crotté; mais nous avons la chaise.
MAGDELON.
Il est vrai que la chaise est un retranchement merveilleux contre les insultes de la boue et du mauvais temps.
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière Les Précieuses ridicules (1889)

CATHOS.
Eh ! je vous en conjure de toute la dévotion de mon coeur : que nous ayons quelque chose qu'on ait fait pour nous.
JODELET.
J'aurois envie d'en faire autant; mais je me treuve un peu incommodé de la veine poétique pour la quantité des saignées que j'y ai faites ces jours passés.
MASCARILLE.
Que diable est-ce là? Je fais toujours bien le premier vers; mais j'ai peine à faire les autres. Ma foi, ceci est un peu trop pressé; je vous ferai un impromptu à loisir, que vous trouverez le plus beau du monde.
JODELET.
Il a de l'esprit comme un démon.
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière Les Précieuses ridicules (1659)

Jodelet Ahi ! ahi ! ahi !
La Grange C’est bien à vous, infâme que vous êtes, à vouloir faire l’homme d’importance !
Du Croisy Voilà qui vous apprendra à vous connoître.
Scène XV
Cathos, Madelon, Lucile, Célimène, Mascarille, Jodelet, Marotte, violons.
Madelon Que veut donc dire ceci ?
Jodelet C’est une gageure.
Cathos Quoi ! vous laisser battre de la sorte !
Mascarille Mon Dieu ! je n’ai pas voulu faire semblant de rien ; car je suis violent, et je me serois emporté.
Magdelon Endurer un affront comme celui-là, en notre présence !
Mascarille Ce n’est rien : ne laissons pas d’achever.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature