Omar Khayyám,
Les 144 Quatrains d’Omar Khayyam
“ Que tu aies vécu cent ou mille ans, — tu devras quitter ce vieux caravansérail. — Que tu sois roi ou mendiant au bazar, — à la fin du compte, tu vaux le même prix. 139. Comme je dormais, un sage m’a dit dans mon rêve : — « Pendant le sommeil, la rose de la joie ne s’épanouit pour personne. — Pourquoi t’abandonner au frère de la mort ? — Lève-toi, car longtemps tu dormiras sous la terre. » 140. Quand je serai aux pieds de la mort — et que le fil de mes jours sera coupé, — qu’on fasse de mes cendres une cruche et peut-être — quand le vin l’emplira, renaîtrai-je à la vie. ”
