Résumé

Hafiz Quelques Odes de Hafiz

Ô vous ! dont le resplendissant visage donne à la lune tout l’éclat dont elle brille dans le ciel ! au puits [10] creusé sur votre menton est puisée la plus belle eau des perles de beauté.
Brûlant du désir de se joindre à vous, mon âme est déjà sur mes lèvres [11] : doit-elle retourner sur ses pas ? doit-elle s’envoler vers vous ? dites, quels sont vos ordres ?
Quand donc, ô grand Dieu, se réalisera le projet que je nourris de voir un jour mon cœur en repos auprès de sa chevelure en désordre [12] .
Oh ! mon cœur se brise, prévenez-en ma mie. Alerte ! ô mes amis !
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Hafiz Quelques Odes de Hafiz

Chebistery dit à ce propos : le philosophe est stupéfait de ne voir dans le monde que la créature. De la créature il veut donner la preuve de l’existence de Dieu, c’est pour cela qu’il demeure étonné devant son essence. J’admire l’ignorant qui prend un flambeau pour chercher le soleil. Il faut, en effet, savoir que les choses que nous voyons n’existent pas en elles-mêmes, l’on ne peut donc en tirer la preuve de l’existence de Dieu. Il faudrait, en effet, que la preuve fût alors plus évidente que Dieu lui-même.
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Hafiz Quelques Odes de Hafiz

Le seul défaut que l’on puisse relever dans ta ravissante beauté, c’est que les jolis visages sont d’ordinaire privés de ce grain de beauté qui est l’emblème de l’amour et de la fidélité [2] .
Quand tu seras en compagnie de ton ami vidant joyeusement ta coupe, aie au moins un souvenir pour les pauvres amis qui n’ont que du vent dans la leur.
C’est avec la gentillesse, l’amabilité qu’on capture le cœur des hommes de goût ; ce n’est pas avec un filet et des grains de froment qu’on prend l’oiseau intelligent.
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