Résumé

P Blondin Fragmens sur la prohibition et les collections industrielles (1839)

L'attraction et la centralisation administratives, élément toujours actif et vivace, renaissant sous les débris de tous les régimes, toujours droit et détaché d'intérêt personnel parce que ses agens sont purs et consciencieux, bien souvent efficace et salutaire, mais souvent aussi, blessant à force de vouloir être officieux et protecteur, n'a pas manqué d'embrasser l'industrie dans son réseau et de l'assujétir à ses habitudes.
Le Commerce, qui n'est que l'un des organes du corps social, doit, sans contredit, participer de l'existence commune, y concourir et la favoriser.
Source : Gallica

P Blondin Fragmens sur la prohibition et les collections industrielles (1839)

Si l'Angleterre prohibe la sortie de certaines machines, l'Administration française n'a-t-elle pas le devoir sinon d'empêcher, du moins d'annihiler l'exportation du goût français mis en œuvre par l'industrie étrangère, au moyen de ces dessins tracés sur papier? A-t-on suffisamment apprécié la valeur de ce capital français qui, bien qu'il ne
figure pas en chiffres dans l'inventaire national, n'en est pas moins une valeur réelle, productive, qui commandite en quelque sorte les négoces étrangers?
Source : Gallica

P Blondin Fragmens sur la prohibition et les collections industrielles (1839)

La prohibition est l'une des plus graves questions de la science économique. Il n'en est pas qui touche à des intérêts aussi nombreux, aussi importans, et en même temps aussi opposés; par cette raison, les hommes les plus consciencieux, les esprits les plus justes et les plus éclairés, sont, à son égard, en complète dissidence. Les uns, ne voyant que périls et confusion hors de la prohibition; d'autres, plus sages, pensant qu'elle doit se modifier selon le temps et avec les choses sur
lesquelles s'exerce son action
Source : Gallica

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