Résumé

Alphonse Cézard Le Traité de commerce et la législation douanière… (1860)

Adam Smith, le chef de l'école économique, a prouvé que la richesse d'une nation, de chaque individu qui compose cette nation, résidait dans son travail, et que plus abondant était le travail, plus grande était la richesse de la nation et de l'individu. Quelle est donc la source du travail? N'est-ce point l'industrie? Que veut le libre-échange ? peu de chose en vérité : donner, malgré nos industriels, l'autorisation à l'Angleterre de tarir cette source de notre travail, et dans quel but? Pour enrichir les ouvriers, pour leur donner la vie à bon marché.
Source : Gallica

Alphonse Cézard Le Traité de commerce et la législation douanière… (1860)

Est-ce donc là cette sublime fraternité que le libre-échange doit faire régner sur tous les peuples?
On accuse les industriels de n'être si fortement attachés à la prohibition que parce qu'elle leur constitue un privilége. Belle raison, en vérité! N'est-il pas aussi naturel à l'industrie de tenir au privilége, qui est la condition essentielle de sa vitalité, qu'il est naturel au commerce de désirer s'enrichir à ses dépens, et d'envier continuellement cette part de liberté illimitée dont le sacrifice est nécessaire à l'existence de sa rivale.
Source : Gallica

Alphonse Cézard Le Traité de commerce et la législation douanière… (1860)

Le commerce s'est organisé par ses seules forces, le privilége seul a pu donner naissance à l'industrie. Le travail commercial demande une liberté sans bornes; il peut se déplacer, les ressources offertes à son activité sont immenses. Le travail industriel, au contraire, demande la prohibition la plus absolue. Il est soumis aux chances heureuses ou malheureuses du pays, son activité et son existence se résument à une même production.
Que veut donc le libre-échange?
Source : Gallica

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