Résumé

Questions d'économie politique… (1834)

La prohibition a au moins le mérite d'assurer à toutes les industries, le même privilège ; c'est un mur que personne ne franchit; la protection, au contraire, est une barrière que l'intrigue et la faveur se font ouvrir à volonté ; elle est, à vrai dire, l'arbitraire dans l'arbitraire. Puis comme il est impossible d'arriver à une balance exacte, chaque industrie se dira lésée, réclamera pour elle, récriminera contre les autres, souvent avec raison ; on trouvera les droits à l'importation des matières premières trop élevés, ceux à l'importation des produits ouvrés trop bas
Source : Gallica

Questions d'économie politique… (1834)

La liberté industrielle est aussi nécessaire à la paix générale, que la prohibition était indispensable à la guerre universelle; le régime d'une ville bloquée cesse de lui convenir lorsqu'elle est en paix avec ses voisins ; deux peuples ne sont pas parfaitement amis qui sont séparés par une ligne de douanes ; la prohibition a quelque chose d'hostile ; si elle n'est pas la guerre, elle y mène ; si les douaniers ne sont pas des combattans, ce sont encore moins des amis ; éloignez ces eunuques de l'industrie, et vous aurez fait beaucoup pour assurer le maintien de la pacification générale.
Source : Gallica

Questions d'économie politique… (1834)

L'erreur de beaucoup de gens consiste en ce point, qu'ils considèrent l'argent comme la richesse d'un pays, tandis qu'il n'en est que l'ombre ou le signe. Le chiffre de ce signe n'importe qu'à raison des relations des peuples entre eux, et comme fournissant aux uns, le moyen de se procurer les produits du sol ou de l'industrie des autres. Ces relations exceptées, la somme de ce chiffre est complettement indifférente en elle-même ; car quelle quelle soit, toujours est-il qu'elle ne peut représenter que la richesse réelle.
Source : Gallica

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