Résumé

Philippe-Constantin Prugneaux Combat de Rodemack : souvenir patriotique aux défenseurs de ce fort… (1863)

Je m'empresse de vous transmettre les renseignements que j'ai pu recueillir sur le combat de Rodemack, pendant les Cent-Jours, et sur le siége qui l'a suivi. Ces renseignements ont été fournis par des personnes qui, presque toutes, ont pris part à l'action ou étaient employées au fort, soit comme infirmiers, soit comme bouchers ou comme domestiques. Ces hommes étant encore dans la force de l'âge et les faits racontés par eux étant identiquement les mêmes, on peut donc, sans hésiter, en croire la véracité et les déclarer authentiques.
Source : Gallica

Philippe-Constantin Prugneaux Combat de Rodemack : souvenir patriotique aux défenseurs de ce fort… (1863)

Le caporal Prugneaux, frère du commandant d'armes, surnommé bientôt « le bourreau des officiers prussiens » bon chasseur aussi, dès le début du feu, fixe sur son œil gauche, pour être plus sûr de ses coups, un bandeau qu'il conserve tant que dure le combat : il fait de son arme un emploi fabuleux : chaque fois que la fumée, de la poudre s'élève au-dessus des rangs ennemis, malheur à qui porte sur son uniforme un signe distinctif; il est signalé aux voisins du caporal, et cesse à l'instant de compter au nombre des assaillants.
Source : Gallica

Philippe-Constantin Prugneaux Combat de Rodemack : souvenir patriotique aux défenseurs de ce fort… (1863)

Si peut-être l'ennemi eût remarqué , pendant les quatre heures de l'action , que son feu était trop rapproché du front de la place, que la déclivité du sol lui était défavorable, que ses nombreux projectiles se perdaient dans l'espace, nos quatre cent cinquante braves, luttant contre dix mille, et n'ayant eu que dix blessés et un seul mort, étaient sans doute promptement mis hors de combat et le fort emporté.
Source : Gallica

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