Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Clavijo (1880)

Résumé

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Clavijo (1880)

Qu'importe maintenant que Beaumarchais puisse être soupçonné, comme l'en accuse un ingénieux critique, M. Édouard Fournier, de s'être par trop libéralement donné le beau rôle dans cette affaire, aux dépens de son adversaire? Qu'importe même qu'il paraisse avoir provoqué par une lettre
anonyme qu'on peut croire supposée, tant il met de complaisance à la citer, la confidence indiscrète, si flatteuse pour la générosité de son caractère, qui réhabilite les mobiles de ce voyage d'Espagne, attribué malignement à des intérêts moins sacrés que des intérêts de famille?
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Clavijo (1880)

M. l'ambassadeur, malgré sa bonté pour vous, est forcé de consulter ici la prudence de son état; mais moi je vais servir votre vengeance de toute l'influence du mien. Non, Monsieur, il ne sera pas dit qu'un brave Français ait quitté sa patrie, ses protecteurs, ses affaires, ses plaisirs, qu'il ait fait quatre cents lieues pour secourir une sœur honnête et malheureuse, et qu'en fuyant de ce pays il remporte dans son cœur, de la généreuse nation espagnole, l'abominable idée que les étrangers n'obtiennent chez
elle aucune justice.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Clavijo (1880)

Je revins à Madrid, où tous les Français s'empressèrent de renouveler à ma pauvre sœur les témoignages de leur ancienne amitié. A la nouvelle de la perte de son emploi, qui se répandit partout, mon lâche ennemi, certain d'être arrêté, se sauva chez les capucins, d'où il m'écrivit une longue lettre pour implorer ma commisération.
Il avait raison d'y compter, je ne le haïssais plus; je n'ai même jamais haï personne. Mais, dans cette lettre, ce qui m'étonna davantage fut l'assurance avec laquelle il se tait sur sa plainte criminelle contre moi, se flattant apparemment que je l'ignorais encore.
Source : Gallica

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