Résumé

Ponce Dehaye-Polet Éloge funèbre de messire Pierre Pillas… (1783)

Infortunés ! il vous est permis d'envier tous les Etats, parce que le vôtre est le plus à plaindre de tous , parce que dans l'indigence qui vous afflige , dans le besoin qui vous dévore , vous devez regarder comme heureux quiconque n'éprouve ni l'indigence ni le besoin ; parce que dans l'accablement du travail, dans l'épuifement de la fatigue , l'oifiveté , l'inaction. doivent remplir pour vous l'idée du bonheur. Mais le Pafteur zélé ne connait ni l'inaction, ni l'oifiveté ; mais le Curé de Rethel fut enchainé à un travail fans relâche.
Source : Gallica

Ponce Dehaye-Polet Éloge funèbre de messire Pierre Pillas… (1783)

Un Curé n'a besoin que d'exactitude & de zèle ; il lui suffit de conserver par des moeurs graves , par une vie innocente & pure , le caractère de dignité que la Religion lui imprimé . Mais le refpect est froid & repouffant : il n'a de prix qu'aux yeux du superbe : fi un Curé veut être aimé , & il importe qu'il le soit pour l'utilité de fon miniftère, c'eft par d'autres vertus qu'il y doit réuffir
Source : Gallica

Ponce Dehaye-Polet Éloge funèbre de messire Pierre Pillas… (1783)

Elle pénétre dans ces gouffres horribles , séjour des lamentations,. des gémiffemens , où notre barbarie enchaîne si souvent l'innocent au coupable : elle n'y voit qu'un malheureux : elle soulevé sa chaîne ;.elle cou v're de chaume la pierre où il couche ; elle rassasie la faim dont il expire inhumainement la victime,. au moment que son innocence éclate ,, & qu'on apprend qu'il était digne de vivre plus heureux Le spectacle de la misere est un supplice poun elle ; son coeur se serre , la pitié la suffoque , élle ne respire qu'en la soulageant.
Source : Gallica

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