Résumé

Abbé Sainjon Oraison funèbre de Mgr Georges-Louis Phelypeaux d'Herbault… (1788)

Si nous étions moins vicieux, nous serions plus discrets dans nos jugements, plus ardents à mettre à profit les bons exemples qui nous font proposés dans le monde, plus soigneux d'étouffer les mauvaises impressions qui n'y naissent que trop fouvent. Mais ayant perdu le goût de la vertu, nous ne savons que penser au mal, suivant la remarque du Sage * ; nous l'inventons, nous l'envenimons. Les plus grandes victimes font celles que notre méchanceté immole avec le plus de complaisance ; nous frappons le juste de notre langue, & nous le couvrons d'opprobres.
Source : Gallica

Abbé Sainjon Oraison funèbre de Mgr Georges-Louis Phelypeaux d'Herbault… (1788)

Nous avons connu cette ame douce & modérée , cette ame simple & franche, fensible, généreuse , amie de l'humanité, de la vertu & de la Religion ; enfin cette ame bonne , droite , vraie, dont l'éloge est marqué dans l'Ecriture, & qui sembloit digne d'une éternelle prospérité * .... Hélas ! il est pour les Grands un exemple, que leur chute est toujours plus prompte que leur élévation. Tout ce qui brille fur la terre ressemble à ces feux céleftes, qu'un instant voit s'enflammer, & dont la clarté paffagère échappe tout-à-coup à nos yeux, & va se perdre dans l'obfcurité de la nuit.
Source : Gallica

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